L’Établissement Public Paris Saclay (EPPS) est en charge de l’aménagement de la ZAC du Moulon, qui vise à développer un quartier mixte à vocation de recherche scientifique forte. Cette ZAC est située à l’ouest du Plateau de Saclay sur un site accueillant déjà divers établissements de recherche et d’enseignement supérieur (Supélec, université Paris Sud, INRA, CEA…).
La réalisation du projet est conduite en étroite collaboration avec les différentes collectivités : les communes de Gif sur Yvette, Orsay et Saint Aubin, la Communauté d’Agglomération du Plateau de Saclay (CAPS), le Conseil Général et le Conseil Régional, ainsi que la Fondation de Coopération Scientifique (FCS) qui représente le 23 acteurs économiques et scientifiques de Paris-Saclay.
L’Établissement Public Paris Saclay (EPPS) est en charge de l’aménagement de la ZAC du Moulon, qui vise à développer un quartier mixte à vocation de recherche scientifique forte. Cette ZAC est située à l’ouest du Plateau de Saclay sur un site accueillant déjà divers établissements de recherche et d’enseignement supérieur (Supélec, université Paris Sud, INRA, CEA…).
La réalisation du projet est conduite en étroite collaboration avec les différentes collectivités : les communes de Gif sur Yvette, Orsay et Saint Aubin, la Communauté d’Agglomération du Plateau de Saclay (CAPS), le Conseil Général et le Conseil Régional, ainsi que la Fondation de Coopération Scientifique (FCS) qui représente le 23 acteurs économiques et scientifiques de Paris-Saclay.
LA PERMÉABILITÉ
DÉSENCLAVER, STRUCTURER ET ACCUEILLIR

Zone agricole protégée
Peu de connexion aux quartiers environnants
Coupure urbaine
Topographie accidenté et boisé dense
Schéma de circulation actuel
Cartographie : Priscillia Lavallée, fond de plan : EPAPS


Détournement de la voie automobile traversant le campus
Nouvelle entrée au Sud-Ouest du quartier
Deux nouveaux franchissement de l'autoroute
Schéma de circulation projeté
Cartographie : Priscillia Lavallée, fond de plan : EPAPS
Tout d’abord, à l'échelle du campus existant qui comprend à la fois le quartier du Moulon et le quartier de la Polytechnique, on remarque qu'il existe peu de liens et de connexions aux quartiers environnants. En effet, au sud le quartier est isolé en raison d'une limite importante induite par la topographie accidentée de même que le boisé dense. À l'ouest, au nord et à l'est, le campus est isolé en étant entouré de vastes terres agricoles et très peu de liens les connectent aux quartiers environnants. De ce fait, actuellement il est difficile d'accéder au campus. L'accroissement des déplacements lié au développement du cluster et du déficit de voies structurantes existantes augmentera considérablement cette situation problématique. Aussi, il existe une coupure urbaine importante entre les deux quartiers. En effet, le campus est scindé en deux par une barrière importante, soit par le passage de l’autoroute au centre du campus, entre le quartier du Moulon et le quartier polytechnique. Un seul viaduc relie les deux secteurs du campus.
Pour répondre à ces problématiques actuelles, les concepteurs proposent d’ouvrir et d'améliorer l’accès au campus en optimisant l’accessibilité au quartier en fonction de l’origine des flux. D'abord, ils proposent de recourir aux transports en commun afin de réduire l’utilisation de la voiture individuelle. Aussi, ils proposent l'ajout d'une nouvelle voie au sud du quartier du Moulon en vue de la croissance attendue du trafic. De plus, deux nouveaux viaducs traversant l’autoroute en vue de l'arrivée du métro et du transport collectif en site propre. Ces viaducs sont uniquement dédiés, soit au métro ou au transport collectif. Ces franchissements sont principalement créés pour le transport en commun et le métro. Enfin, les concepteurs prévoient le changement du tracé de la voie traversant le quartier, soit la route 128. Les prévisions trafics ne justifiaient plus la présence de cette route au cœur du campus. La suppression de cette voie a aussi eu pour objectif de favoriser une mobilité apaisée en cœur de quartier.
Malgré tout, on se demande si ces stratégies vont réellement permettre d'augmenter la perméabilité du site. On ne croit pas qu'un seul accès supplémentaire et deux nouveaux viaducs sont suffisants pour augmenter considérablement la perméabilité et améliorer la connectivité du campus avec les quartiers environnants. Aussi, tant que l'autoroute restera autoroute, elle restera une barrière urbaine importante scindant le campus en deux secteurs distincts. On croit donc qu'il reste encore du travail à faire au niveau de la perméabilité du campus urbain.
LE QUARTIER DU MOULON

Schéma des îlots et voies existantes

«La perméabilité c’est le nombre d’alternatives au travers
l’environnement»
Bentley
Actuellement, le quartier du Moulon se compose d’une trame irrégulière. On retrouve des îlots de très grandes tailles, aux formes diverses et irrégulières. Ces grands îlots et le peu de voies confèrent au quartier peu de perméabilité dans son ensemble.
Cartographie : Priscillia Lavallée, fond de plan : EPAPS


Schéma du tracé régulateur
Cartographie : Priscillia Lavallée, fond de plan : EPAPS
Le tracé régulateur constitue l’ossature flexible et adaptable du campus
Afin de remédier à la situation, les concepteurs développent le concept de TRACÉ RÉGULATEUR afin d’organiser la trame du quartier. Ce tracé orthogonal est flexible et adaptable. Il s’appuie sur des éléments existants tels que les voiries, les bâtiments, lieux singuliers et la topographie. Ainsi, ce tracé permettra de recoudre les voiries existantes qui sont souvent multiples et illisibles. Elle servira à transformer, recomposer et délimiter les bâtiments et lieux singuliers et organisera le non construit en structurant le paysage. Ce principe s’applique aussi bien aux autres quartiers du campus, tel que le quartier de la polytechnique. Néanmoins, chaque tracé régulateur est différent selon le quartier dans lequel il se trouve puisqu'il se base sur des éléments existants. Pour le quartier du Moulon, cette trame permettra d’organiser l’arrivée de plusieurs nouveaux îlots, bâtiments et rues tout en étant flexible et cohérente avec l’identité du quartier.
Il faut comprendre ici que la trame ne correspond pas à des voies carrossables et elles ne constituent pas les seules rues. Des subdivisions sont possibles et même favorisées par les concepteurs. Sur la carte ci-haut, en rouge sont représentées les rues existantes qui ont influencé le tracé de la trame. Elles constituent les points de départ de la trame. En noir, on peut apercevoir le tracé régulateur: la trame régulière orthogonale proposée.
Au nord, puisque la topographie est plane et que le territoire est non construit la trame est régulière. Alors qu'au sud, la topographie accidentée, les voies et les bâtiments existants influencent la trame et ainsi la trame est irrégulière. Plus précisément, la rue Juliot-Curie constitue un axe existant structurant du projet. Cette rue est le point de départ de la structuration spatiale de la nouvelle trame. Les concepteurs désirent mailler et renforcer ainsi les axes existants structurants.


Ainsi, la trame proposée se compose d’îlots de 150 m x 150 m. Il s’agit de grands blocs. Les concepteurs proposent ces grands blocs pour trois raisons: (1) s'intégrer à l’existant, (2) permettre l'implantation de programmes spéciaux qui demande une grande superficie au sol et (3) ils se sont basé sur des trames urbaines de ville de grande importance tel que Barcelone ou New York qui ont environ ces dimensions d'îlot.
Il faut comprendre que le développement du quartier se fait par des appels à projets. Les grands îlots permettent ainsi aux architectes de développer leurs projets avec une plus grande liberté. Néanmoins, les concepteurs encouragent très fortement la sous-division de ces grands îlots en îlots plus petits, soit des îlots de 75 m x 75 m. Cette sous-division est également importante pour la perméabilité du tissu urbain. Tel que défini par Bentley, de petits îlots offrent une plus grande perméabilité physique par un plus grand nombre de possibilités de chemins. Par le fait même, la perméabilité visuelle est augmentée en améliorant la conscience des passants aux choix possibles. Ainsi, les petits îlots faciliteront les échanges et les déplacements au sein du quartier. Aussi, à l’intérieur de chaque îlot, il est favorisé que le bâti se sous-divise en plus petit bâtiment afin d'offrir une porosité et permettre un flux piéton au cœur de chacun des îlots plutôt que de construire complètement l'îlot.
Enfin, nous croyons qu'au vu du développement du quartier par l'appel à projets, une attention particulière devrait être portée au fait que les îlots ne soient pas isolés les uns des autres et incohérents les uns par rapport aux autres au sein du quartier afin de s'assurer une qualité urbaine d'ensemble.
Schéma des îlots projetés
« De petits îlots assurent une plus grande perméabilité. »
Bentley


Cartographie : Priscillia Lavallée, fond de plan : EPAPS
Cartographie : Priscillia Lavallée, fond de plan : EPAPS

Schéma de mobilité

Cartographie : Priscillia Lavallée, fond de plan : EPAPS
Dans l’ensemble, les concepteurs proposent un axe principal est-ouest correspondant aux flux plus important comprenant le métro, le transport collectif et les automobiles et un axe nord-sud correspond à la porosité du site, dédié aux circulations douces, soit les piétons et les cyclistes, aux véhicules d'urgence et collecte des déchets au besoin et permettent l’accès partagé aux stationnements. Aussi, ces axes supportent la gestion de l’eau et du paysage.
Nouvelles routes et dessertes fines des îlots sont issues du tracé régulateur.